Élisabeth II et sa collection de voitures
Après 70 ans de règne, la reine Elizabeth II s’est éteinte au milieu de sa famille dans à la résidence d’été de Balmoral, en Ecosse, âgée de 96 ans. Elle aura consacré a vie à son pays, avec une dignité et un courage qui sont une véritable inspiration. Elle demeurera un modèle de dévouement, bien au delà du Royaume-Uni et des pays du Commonwealth. Souvent aperçue au volant de ses voitures, la reine d’Angleterre a transformé des modèles des marques Land Rover, Rolls-Royce et Jaguar en icônes mondiales.
Si les voitures de luxe Land Rover, Rolls-Royce et Jaguar sont devenues des “icônes mondiales”, c’est “grâce à la reine” Élisabeth II, qui a fait de ces modèles “les carrosses modernes de la royauté”. La passion de la souveraine britannique remonte à 1948, raconte le quotidien de la mégalopole sud-américaine. À l’époque, son père, le roi George VI (1895-1952), se voit offrir la centième Land Rover Série 1. “L’utilitaire rustique” devient le véhicule préféré de la reine, plusieurs fois “photographiée au volant de différents modèles de la marque”, notamment le jour de ses 96 ans, en avril dernier (photo).
Au total, près de 30 Land Rover “ont séjourné dans les garages de Windsor au long des soixante-dix ans de règne” d’Élisabeth II, précise le journal. La souveraine britannique s’est d’ailleurs servie de l’une de ces voitures pour emmener elle-même en balade le prince Abdallah d’Arabie saoudite, pour le moins surpris, sur les petites routes de son domaine écossais de Balmoral, en 1998. Les femmes du royaume saoudien ne seront autorisées à conduire que vingt ans plus tard.
Sa première Rolls-Royce, la souveraine la reçoit en cadeau en 1950. Le modèle Phantom 4 repeint en noir est “toujours utilisé par la monarchie pour des événements, aux côtés d’autres modèles de la même ligne, qui ont été acquis et adaptés pour les défilés”.
Dans les années 2000, Élisabeth II est vue au volant d’un break Jaguar vert métallisé, le fameux “vert anglais”. Bien que ces marques aient depuis été incorporées à des géants automobiles indien et allemand, “la production de ces voitures continue de se faire dans des usines du Royaume-Uni, ce qui donne une justification plausible au maintien de la tradition” d’une flotte royale britannique.
Une tradition que Charles III devrait poursuivre, à une exception près : particulièrement sensible à la cause environnementale, le nouveau roi d’Angleterre devrait opter pour des modèles “sans fumée”, 100 % électriques.

